1733 Über das « Kölnisch Wasser » [1]

1733 Vertus de l’Eau admirable

appellée EAU DE COLOGNE

On ne peut donner à cette Eau tout l’Eloge, qu’elle mérite. Sa Vertu est au dessus de ce qu’on en sçauroit dire, & l’Experience constante, qu’on en a, par les effets surprenans, que dans une infinité de Maladies elle opere journellement, sur toutes les personnes, de quelque condition & âge qu’elles soient, en est une preuve si convainquante: que c’est à juste Titre, qu’on lui donne celui d’ADMIRABLE.

C’est un Esprit volatil extrait des simples les plus rares & les plus exquis. C’est un Elixir, qui a la propriété de retablir les parties du Corps attaqués de quelque mal, ou y ayant de la disposition, de les fortifier, & leur procurer leurs operations naturelles leur insinuant une chaleur <> moderée, & vivifiante, qui sympathisant avec la nôtre, ranime les Esprits vitaux, aide aux coctions, & en chasse puistament tous les Excremens.

On s’en peut servir interieurement, & exterieurement. Si l’on en use interieurement: La Dose en est de 50 jusqn’a 60 gouttes, dans du Vin, de l’Eau de Fontaine, ou Boüillon, ou autre Liqueur convénable, qu’on prend une, ou plusieurs fois la Semaine, avec cette Précaution, que si on la prend dans du Boüillon: il ne doit pas être trop chaud; crainte qu’une chaleur excessive en fit evaporer les parties les plus spirituelles. Si l’on s’en sert exterieurement, on s’en doit froter les Temples, les Pouls, les Jointures, l’Epine du Dos; & enfin les parties affligees.

Si on vouloit faire le Detail de tous les maux, auxquels cette Liqueur sans pareille est propre; il faudroit faire celui de presque toutes les infirmités, aux quelles le Corps humain est sujet: car on peut presque l’appeller une Medecine universelle. Il suffit d’en citer ici quelques uns qui pourront faire juger de ceux, qu’on passe sous silence.

C’est un Remede souverain contre l’Apoplexie, Paralisie, Tremblement, Roideur de col, qui en empeche le mouvement, Catarres causés par les humeurs froides, & generalement toutes les maladies mercurielles ou pituiteuses, particulierement du cerveau, en usant trois fois la semaine de la Dose cidessus, & de la même manière.

C’est une Antidote merveilleux contre toutes sortes de venins, & un Preservatif excellent, contre la Peste, en prenant interieurement comme il est marqué.

Elle guerit les Palpitations du Cœur, & le réjoüit, si on s’en frote la partie, ou qu’on en use interieurement.

Elle soulage exterieurement la Migraine, si on en tire par les Narines, un forme d’herrine. <> Elle ouvre avec un heureux succés les Obstructions du Foïe, de la Rate, des Reins, Mesenteres, & autres parties, & guerit les maladies, qui en sont la suite, comme la jaunisse, catarres, mauvaises habitudes, puanteur d’haleine, & autres semblables; en s’en servant interieurement deux ou trois fois la semaine à la Dose ci-dessus.

Elle fait passer la Colique, & appaise les douleurs d’Estomac, y appliquant une croute de pain brulé imbibé, de cette Eau, en prenant interieurement comme ci-devant.

Elle dissipe les Douleurs de Côté, & fausses Pleuresies causées par des Ventuosités, ou Fluxions froides, si on en frotte la partie affecteé, & qu’on y mette un Linge chaud.

Elle resout les Tumeurs, qui proviennent des chutes, & contusions: en resolvant le sang caillé, & par la force empéche la Putrefaction.

Elle guerit les Brulures; si on y applique un Linge trempé de cette Eau.

Elle est excellente pour les maux de dens; lorsqu’on en est attaqué, il faut mêler une cuilliere de cette Eau, dans deux cuillerées d’Eau de Fontaine; prendre de ce mêlange, dans la Bouche, & le tenir aussi long tems, qu’il est possible, du côte de la douleur. On met aussi exterieurement sur la Joüe, un Linge trempé dans cette Eau pure.

Elle soulage infailliblement les Femmes, dans les Accouchemens difficiles, & aide a faire sortir l’arriere faix. On leur en donne pour cela, 50 a 60 gouttes, dans une quantité suffisante d’Eau fraiche, qu’elles prennent interieurement; ce qu’il faut quelque-fois reiterer. S’il est necessaire.

Elle est d’une utilité sans egale aux Graveleux, & meme à ceux qui ont le malheur, d’avoir la Pierre formee, qu’elle brise & fait sortir, par petits Graviers, en forme de Sable: s’ils prennent tous les jours 50 a 60 goutes de cette eau; dans de l’Eau fraiche. <> Sa vertu s’étend; jusqu’aux douleurs de la Goutte, qu’elle appaise surement; si dans quatre cuillerées de cette Eau, on fait dissoudre une demi-once de Sel commun, qu’on en frote l’endroit de la douleur, & y applique un Linge trempé dans cette même Eau.

Elle dissipe toute viscosité, ratifie, par la chaleur des vents turbulans; & tintements importuns aux oreilles, si on y en fait instiller, avec du coton, quelques gouttes tiédes.

Elle fortifie la Vüe, & appaise la douleur des yeux, provenant d’humeurs grossiers; si ayant fermé l’œil, on applique sur la paupiere, un linge humecté de cette Eau, & qu’on l’y laisse, jusqu’a ce qu’il foit sec.

Enfin si elle rend la Santé, elle procure aussi la Beauté car c’est un Co(n)smetique, qui embellit le teint, le rend uni, en dissipant toutes sortes de Pustules, & generalement tout ce qui le peut rendre inégal, & pour cela il n’y a qu’à mêler de cette Eau, avec autant d’Eau de Fontaine, qu’il en faut, pour en faire une Espece de Lait virginal, & s’en froter doucement soir & matin le Visage.

On ne finiroit pas, si on vouloit raporter tous les Maux, que cette Eau incomparable a la Vertu ou de prévenir, ou de chasser. Il suffit de dire, qui’l y en a peu, contre lesquels elle n’exerce son Pouvoir; avec cette admirable qualité, qu’elle ne peut causer le moindre préjudice ou accident, pas même à un Enfant au Berceau; il faut seulement avoir soin de ne se pas approcher de la chandelle, lorsqu’on s’est froté de cette Eau, qui est si subtile, qu’elle s’enflammeroit, & on se bruleroit? ce qui est arrivé à quelques personnes, qui n’ont pas usé de là précaution, qu’elles doivent à cet égard.

Chez Jean Marie Farina vis-a-vis le place de juiliet en Cologne.[2]

 

Würkung und Tugenden des berühmten l’eau admirable oder Cöllnisch Wasser genannt.

Man kann diesem Wasser nicht gnugsame Lobsprüch beylegen, so es verdienet, seine Kraft übertrift alles, was man davon sagen könnte, und die beständige Erfahrnüß, so man darab hat in denen durchtringenden Würkungen, welche es bey unzahlbahren Krankheiten und Personen von allerhand Art und Alter täglich würket, ist ein so überzeugender Beweiß, daß man ihme mit gutem Fug den Namen Wunderbar beylegen kann.

Dieses Wasser ist ein aus den kostbarsten und auserlesensten Arzeneykräuteren gemachter fliegender Geist, selbiges ist ein Elixir, welches die Eigenschaft hat, die von einigem Uebel angegriffene Theile des Leibs herzustellen, zu stärken, und ihnen die natürliche Würkungen zu verschaffen, indeme es selbigen eine gemäßigte und lebhaftige Hitze einfliesset, so mit der unsriger Gemeinschaft hat, und übereinstimmet, ferner die Lebensgeister erfrischet, die Verdäuung hilfet, und allen Unrath mächtig ausführet. <> Man kann sich dessen innerlich und äusserlich bedienen, wenn man solches innerlich gebrauchet, nimmt man davon ein- oder mehrmalen die Woche 50 bis 60 Tropfen mit Wein, Brunnenwasser, warmer Brühe oder andern fliessenden Sachen, mit dieser Versorg jedoch, daß man es nicht zu warm einnehme, besorgend, daß eine allzu starkes Hitz die lebhafteste Theile davon verzehre.

Wann eine Beschreibung von allen Uebelen, wovor dieses Wasser ohnvergleichlich gut ist, sollte gemacht werden, so könnte man es schier allen Krank- und Schwachheiten, denen der menschliche Körper unterworfen ist, zueignen, ja man könnte es wohl eine allgemeine Arzeney heissen. Es wird genug seyn deren einige hier beyzubringen, woraus man von denjenigen wird urtheilen können, so mit Stillschweigen seynd übergangen worden.

Es ist ein kräftiges Mittel gegen die Schlag- und Gichtflüß, Zitteren, Steife des Hals, welche dessen Bewegung verhindert, von kalten Feuchtigkeiten verursachte Flüsse, und insgemein gegen alle Kranckheiten, so von vielen Schleimigkeiten, insonderheit aus dem Gehirn, herrühren, wogegen man es dreymal die Woche Tropfenweise, gleichwie oben beschrieben worden, einnimmt.

Es ist ein wunderbares Gegengift gegen allerhand Gift, und ein vortrefliches Präservativ wider die Pest, wenn man solches obbeschriebener maßen einnimmt.

Es heilet das Herzklopfen und erquickt es, wenn man sich äußerlich damit schmieret, auch kann man es innerlich gebrauchen.

Es lindert die Hauptschmerzen, wenn man es durch die Naßlöcher einschnupfet.

Es eröfnet mit glücklichem Folg die Verstopfung der Leber, der Milz, Darmgekröß und anderer Theilen, und geneset die Krankheiten, so daraus entstehen, nemlich die Gelbsucht, Catharren, Ohnmachten, stinkenden Athem, und andere dergleichen, wenn man selbiges obgemeldter Massen innerlich gebrauchet.

Es vertreibet die Colic, und stillet das Magenwehe, wenn man sich eine Kruste, geröstert Brod, so in dieses Wasser eingetunkt <> worden, aufleget, auch kann man es innerlich, wie obgemelt gebrauchen.

Es zertheilet das Seitenstechen und Brustkrankheiten, so von aufsteigenden Winden und kalten Flüssen herrühren, wenn man den schmerzhaften Ort damit schmieret, und ein warmes teilten Tuch darauf leget.

Es löset auf die Geschwülst [=Blutergüsse] , welche von Fallen, Stossen oder Schlagen verursachet werden, wobey es das geronnene Blut zertheilet, und durch seine Kraft die Verfaulung verhindert.

Es heilet den Brand, wenn man ein leinen Tuch darein getunkt aufleget.

Es ist vortreflich wider die Zahnschmerzen, wenn man damit behaftet ist, alsdenn mischet man ein Löffel voll dieses Wassers mit zwey Löffel voll Brunnenwasser, nimmt solches zusammen in den Mund, und haltet es darin an den schmerzhaften Ort, so lang als möglich ist, man leget auch äußerlich auf das Backen ein leinen Tuch darein eingetunkt.

Es tröstet ohnfehlbar die Weiber in beschwerlichen Kindbetten, und befördert die Nachgeburt, zu dem End gibt man ihnen 50 bis 60 Tropfen mit frischem Wasser ein, welches man auch im Fall der Noth etlichmal wiederhohlen kann.

Es ist ohnvergleichlich nützlich für die, so mit Grieß und Stein behaftet seynd, welche es klein wie Sandkörnlein zertheilet und heraustreibet, darzu nimmt man täglich 50 bis 60 Tropfen mit frischem Wasser ein.

Seine Kraft erstreckt sich so gar die Schmerzen des Podagra zu lindern, wenn man in vier Löffel voll dieses Wassers eine halbe Unz gemeines Salz zergehen lasset, und damit den schmerzhaften Ort schmieret, auch ein Tüchlein mit diesem Wasser angefeucht, darauf leget.

Es vertreibet alle durch die Hitze unrühiger Winden erhärtete zähe Schleimigkeiten, wie auch das ungestümme Ohrenklingen, wenn man einige lauwarm gemachte Tropfen davon mit Baumwollen in die Ohren hinein stopfet. <> Es stärket das Gesicht, und stillet die Augenwehe, so von starken Feuchtigkeiten entsprießen, wenn man ein benetztes Tüchlein mit diesem Wasser auf das Augenliedt oder Deckel leget, und mit geschlossenem Aug darauf liegen lasser, bis daß es vertrocknet.

Schließlich, wie es die Gesundheit wiederbringet, so verschaffet es auch die Schönheit, denn es ist eine Schminke, so die Haut und deren Farb schön und glatt machet, und alles, was dieselbe nur ungleich machen kann, vertreibet, und hat man nur um diesen Zweck zu erreichen, dies Wasser mit so viel gemeinen Brunnenwasser zu vermischen, daß es einer Art von Jungfern Milch ähnlich wird, womit man sich Abends und Morgens das Gesicht ganz sanftiglich reibet.

Man würde nicht zu End gelangen, wenn man alle Uebel erzehlen wolte, welche die Kraft dieses unvergleichlichen Wassers entweder verhütet oder vertreibet, es ist gnug zu melden, daß wenige Uebel seyen, gegen welche seine Macht nicht würket, und zwarn mit dieser seltsamer Eigenschaft, daß es auch niemand gar einem Kind in der Wiegen nicht den geringsten Schaden ober Zufall verursachen könne.

Man muß allein Sorge tragen, nicht zu nahe bey das Feuer oder Licht zu gehen, wenn man sich mit diesem Wasser gewaschen hat, weilen es so subtil ist, daß es sich leicht entzündet, und denjenigen brennen würbe, so diese Behutsamkeit nicht gebrauchet, wie denn schon verschiedenen, so diese versaumet haben, wiederfahren ist.

Bey Johane Maria Farine gegenüber dem Gülichplatz in Cölln.



[1] Fundstelle: BNF,  http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42002548m .

[2] Handschriftlich hinzugesetzt.

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